NOS AMBITIONS POUR LAUSANNE

Ambition 3

La ville de demain

Plus de vie, moins de béton

Lausanne, demain

Lausanne est une ville où il fait bon vivre!

Dans les nombreux écoquartiers, la qualité de vie est excellente, la mixité sociale assurée, le vivre ensemble une réussite. Piéton·ne·s et cyclistes se sont approprié·e·s les rues et les déplacements en transports publics sont plus rapides et meilleur marché. En ville, la végétation est omniprésente: espaces verts, arbres, toitures et façades végétalisées. Ainsi, malgré des canicules de plus en plus fréquentes, Lausanne reste bien au frais.

Rendu aussi souvent que possible perméable, le sol retient l’eau de pluie, ce qui préserve la végétation et les nappes phréatiques durant les sécheresses et atténue les risques d’inondations. Grâce à tous ces efforts, mais aussi à la création de couloirs verts, à la revitalisation des cours d’eau et à la gestion exemplaire des forêts et du patrimoine arboré, de multiples espèces ont fait leur grand retour en ville. Les immeubles sont quant à eux assainis et isolés avec des matériaux naturels ou recyclés. Tous sont reliés au système de chauffage et de refroidissement à distance « zéro carbone ». Les nouvelles constructions préservent les échappées visuelles sur le lac et le patrimoine est mis en valeur.

En somme, Lausanne conserve son caractère, mais en plus vert.

3.1 URBANISME DURABLE

Le nouveau plan d’affectation communal (PACom) orientera le développement de Lausanne pour les quinze prochaines années. La densification reste nécessaire pour garantir à toutes et tous un «droit à la ville», avec des logements abordables et des déplacements diminués entre logement et travail. Cette densification doit être de qualité et circonscrite en priorité à des «sites majeurs de mutation urbaine». Ailleurs, le PACom doit avant tout préserver le patrimoine bâti et naturel de la ville, les échappées visuelles sur le lac et le caractère des quartiers. Le nouveau plan d’affectation doit en outre mettre en œuvre le Plan climat en réduisant l’empreinte carbone du bâti.

DURANT CETTE LÉGISLATURE, LES VERT·E·S S’ENGAGENT À TOUT FAIRE POUR:

  • Planifier avec une grande attention la densification des quartiers déjà construits afin d’assurer la qualité des espaces publics et des espaces verts.
  • Préserver le caractère et l’identité des quartiers.
  • Protéger les sites d’importance nationale, construits ou non, notamment inventoriés à l’ISOS ou à l’ICOMOS.
  • Imposer le standard Minergie-P-Eco ou équivalent pour le PACom et tous les futurs plans partiels d’affectation.
  • Conditionner systématiquement l’octroi ou la prolongation d’un droit de superficie à des conditions strictes en termes de durabilité de la construction ou de l’activité qui s’y déroule.
  • Favoriser des conceptions d’aération naturelle des rues et des bâtiments.
  • Contraindre les constructeurs·trices à mettre en place des mesures d’ombrage et de protection thermique suffisantes en été.
  • Privilégier une architecture et l’usage de matériaux permettant d’atténuer les effets du réchauffement climatique.
  • Exiger des couleurs de façades et de toitures claires, tout en maintenant un confort visuel.

3.2 LOGEMENTS ACCESSIBLES

Les villes peuvent avoir une grande marge de manœuvre pour développer et garantir des logements à loyers abordables. Afin de faire du droit au logement une réalité, nous devons proposer davantage de logements non soumis à la spéculation et développer la diversité des offres, notamment avec des logements d’utilité publique (LUP). La Ville doit également promouvoir la construction durable et limiter l’énergie grise du bâti. En matière d’architecture, la Ville doit pouvoir être plus inventive, laisser plus de place aux matériaux locaux et favoriser les initiatives des propriétaires privé·e·s qui souhaitent participer à l’effort climatique et à la qualité de la ville.

DURANT CETTE LÉGISLATURE, LES VERT·E·S S’ENGAGENT À TOUT FAIRE POUR:

  • Prévoir un quota de logements d’utilité publique dans le futur plan d’affectation de la Ville de Lausanne, aujourd’hui en cours d’élaboration.
  • Poursuivre une politique foncière proactive sur les terrains et les immeubles, notamment via le droit de préemption.
  • Favoriser les coopératives d’habitation et autres maîtres d’ouvrages d’utilité publique.
  • Soutenir et développer les partenariats publics-privés pour donner accès à des logements indépendants à des publics pour qui cela est parfois difficile, comme les étudiant·e·s ou les personnes en situation de handicap.
  • Accompagner les séniors qui souhaitent déménager vers un logement plus petit ou en habitat protégé.
  • Encourager la construction de petites unités de logements protégés, facilement accessibles en transports publics et dans tous les quartiers de la ville.
  • Soutenir la politique d’exemplarité en termes de durabilité et d’efficience énergétique des logements construits directement ou indirectement par la Ville.
  • Privilégier la transformation de bâtiments existants au lieu de construire du neuf.
  • En cas de nouvelle construction: exiger une durée de vie minimale de 200 ans avec une adaptabilité de l’intérieur aux usages et exigences futurs.
  • Favoriser la construction avec des matériaux durables et si possible locaux, à l’exemple du bois des forêts de la ville et du canton.
  • Exiger des matériaux de construction écologiques ayant une faible empreinte carbone et respectant les labels tels que Minergie Eco ou Sméo22.

3.3 BIODIVERSITÉ PROTÉGÉE

La préservation de la biodiversité est une priorité absolue: il faut protéger ce qui existe encore et recréer dans toute la ville des conditions favorables à l’épanouissement du vivant. Préserver les écosystèmes ainsi que la faune et la flore locales est une nécessité si nous voulons que la nature reprenne ses droits. Plus il y aura d’espaces verts non soumis à l’activité humaine, plus les animaux, insectes et végétaux pourront s’y développer et reprendre leur place naturelle. Et c’est aussi bénéfique pour la santé et le bien-être des habitant·e·s. Les Vert·e·s veulent que chaque programme, plan ou projet communal évalue son impact sur la biodiversité. S’il y a un impact, il faut prévoir un volet biodiversité et consacrer un certain pourcentage du budget et de l’espace dans le but non seulement de compenser l’impact négatif, mais de renforcer la biodiversité.

DURANT CETTE LÉGISLATURE, LES VERT·E·S S’ENGAGENT À TOUT FAIRE POUR:

  • Définir dans le plan d’affectation communal et son règlement des critères stricts pour l’arborisation, pour des espaces verts minimaux, des plantations, des haies vives, des nichoirs, etc. ; à concrétiser par des programmes par quartier (selon la densité, le caractère, les sous-réseaux écologiques).
  • Mettre en œuvre ces critères dans les quartiers déjà bâtis avec des aides financières d’un fonds «Biodiversité».
  • Rendre fonctionnels et protéger les couloirs écologiques. Les aménager en zone de protection en coordination avec l’agglomération lausannoise et avec des mesures à définir dans le règlement (entretien extensif, sans produits phytosanitaires et engrais) ainsi que dans les programmes «Nature en ville».
  • Profiter des couloirs écologiques pour aménager, si cela est compatible, des chemins de mobilité douce attractifs.
  • Planifier la revitalisation des cours d’eau en surface et des rives du lac de manière à concilier la protection de la biodiversité et le besoin de délassement et de rafraîchissement (lutte contre les îlots de chaleur) des habitant·e·s.
  • Rendre obligatoire la gestion écologique des eaux de pluie en surface : infiltration dans le sol, récupération de l’eau de pluie et de l’eau grise pour des besoins d’arrosage (jardins, parcs, allées, toitures végétalisées, infrastructures); rétention de l’eau dans des bassins ou fossés naturels.
  • Poursuivre l’entretien extensif et écologique des espaces verts.
  • Réduire l’intensité de l’éclairage, voire le supprimer, pour préserver l’activité de la faune dans les lieux ne nuisant pas aux activités humaines. Créer des zones et corridors d’ombre pour la faune nocturne.
  • Augmenter les espaces naturels en ville en remplaçant les surfaces bétonnées par des zones vertes, ce qui équivaut à environ quatre fois la surface du parc de Milan.

3.4 NATURE EN VILLE

Face à l’urgence, il est indispensable d’adapter la ville au changement climatique, particulièrement en luttant contre les îlots de chaleur. Les citadins·ines ont besoin de plus d’arbres et de pleine terre. Il est urgent de diminuer la quantité de surface de béton et d’asphalte pour augmenter les surfaces perméables et ainsi mieux faire face aux pluies et aux manifestations climatiques extrêmes. Préserver et renforcer la végétation en ville est bon pour le climat, mais aussi pour la santé et pour la qualité de vie: de nombreuses études montrent que la santé mentale et le développement des enfants sont favorisés par des espaces verts en grandes quantités.

DURANT CETTE LÉGISLATURE, LES VERT·E·S S’ENGAGENT À TOUT FAIRE POUR:

  • Adapter la ville aux conséquences des changements climatiques sur son territoire, en agissant particulièrement sur la perméabilité des sols et l’augmentation des surfaces naturelles et végétalisées.
  • Renforcer la protection des arbres existants et leur entretien, surtout dans le cadre des nouvelles constructions.
  • Renforcer la stratégie d’arborisation de la Ville et préserver la pleine terre indispensable aux arbres, avec des buts ambitieux pour les prochaines décennies, en exigeant notamment au moins la double compensation pour les abattages indispensables.
  • Rendre incontournable la végétalisation des toits ainsi que de certains murs et de certaines façades.
  • Inciter les propriétaires d’immeubles locatifs existants à créer des jardins pour leurs habitant·e·s ou à planter de la prairie, des haies ou des arbres via des aides financières et des conseils.
  • Inciter les habitant·e·s à signaler toutes les parcelles privées ou publiques pouvant être renaturalisées et/ou plantées.
  • Réduire la surface publique imperméable en désimperméabilisant et en végétalisant les cours d’écoles, cimetières, places publiques, chemins piétons, etc.
  • Multiplier les points d’eau et de rafraîchissement en ville (bassins, fontaines d’eau potable, brumisateurs)
  • Conserver ou rétablir les surfaces perméables sur les terrains privés, notamment à travers le RPACom.
  • Profiter de chaque occasion et de chaque chantier pour remplacer les surfaces imperméables par des espaces végétalisés.

3.5 ESPACE PUBLICS PARTAGÉS

La vie en ville est faite de vides: les espaces entre les bâtiments où l’on se rencontre, on marche, on partage, on flâne, on joue. Il est donc fondamental de créer des espaces publics de qualité pour vivre en toute convivialité les un·e·s avec les autres. Une attention particulière doit être apportée aux surfaces, à la végétation, au mobilier urbain, aux espaces d’attente. Les espaces publics doivent aussi se penser comme des lieux partagés, occupés par toutes les générations et permettant des usages multiples, pour plus de plaisir.

DURANT CETTE LÉGISLATURE, LES VERT·E·S S’ENGAGENT À TOUT FAIRE POUR:

  • Diminuer drastiquement le trafic polluant en ville et lutter contre les véhicules, particulièrement bruyants, spécifiquement en multipliant les “radars de bruit”.
  • Requalifier des espaces publics emblématiques tels que les places du centre-ville (Château, Centrale, Tunnel, Riponne, Gare), mais aussi les rues de la Borde, Saint-Martin, l’avenue d’Echallens, etc.
  • Réduire fortement la taille des grandes avenues routières (par ex. avenues du Léman, du Grey, de Tivoli ou de la Borde) et les requalifier.
  • Augmenter les surfaces d’espaces publics dédiées aux piéton·ne·s.
  • Requalifier un tiers des places de parc pour voitures afin d’agrandir et d’améliorer l’espace public.
  • Réaménager le bord du lac, entre les quais d’Ouchy et Bellerive, en donnant notamment un accès à l’eau de qualité et en renaturant certaines portions.
  • Corriger les erreurs urbanistiques du passé, comme les places de la Sallaz ou du Tunnel, en consultation avec les habitant·e·s et les habitué·e·s des quartiers concernés.
  • Développer les espaces verts dans chaque quartier en classant en zone de verdure un maximum de surfaces encore vertes afin de leur assurer une protection optimale et une meilleure préservation.
  • Requalifier les arrêts de transport publics pour améliorer l’attente des voyageurs·geuses tout en apportant de la qualité de vie à toutes et tous.
  • Repenser et aménager l’espace public pour qu’il soit plus égalitaire, accessible aux familles et personnes à mobilité réduite en élargissant les trottoirs, en les abaissant aux abords des passages piétons et en prolongeant les feux verts pour piéton·ne·s.
  • Valoriser l’inventivité en favorisant les tests d’aménagement urbains avant leur éventuelle pérennisation.

3.6 RÉSEAUX EFFICIENTS

Ce qui se passe sous terre influence grandement la qualité de la ville. C’est particulièrement vrai pour une ville qui s’apprête à vivre de grands chantiers et qui doit encore effectuer sa transition énergétique. La gestion des réseaux est souvent le parent pauvre des politiques énergétiques, alors même qu’il est un maillon essentiel à la distribution et peut faire une différence notable dans le coût et les externalités y relatifs.
La question des réseaux touche de plus celles de la logistique et de l’informatique, fondamentales dans les années à venir.

DURANT CETTE LÉGISLATURE, LES VERT·E·S S’ENGAGENT À TOUT FAIRE POUR:

  • Étant donné les grands travaux à venir (Axes forts de transports publics, tram, métros, chauffage à distance), à coordonner plus efficacement les chantiers pour la densification et l’extension des réseaux souterrains au niveau de l’agglomération lausannoise.
  • Tirer parti du réservoir d’énergie immense qu’est le lac Léman en développant un réseau de chaleur et de froid tiré de l’eau du lac en collaboration avec les autres communes du bord du lac.
  • Diminuer, puis supprimer l’apport de gaz fossile dans le réseau de chauffage à distance d’ici 2035 en recourant à toutes les sources de chaleur renouvelables.
  • Valoriser la chaleur transportée par les réseaux souterrains (eaux usées en particulier).
  • Développer une meilleure logistique urbaine et au niveau de l’agglomération afin de coordonner et d’optimiser la distribution, notamment de paquets, et de minimiser son impact (énergie, bruit, pollution).
  • Privilégier les réseaux de communication qui génèrent peu de pollution électromagnétique (fibre optique).

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