NOS AMBITIONS POUR LAUSANNE

Ambition 1

La justice climatique

Il n’y a pas de planète B

Lausanne, demain

En 2030, Lausanne a atteint la neutralité carbone. La ville fonctionne exclusivement avec de l’énergie renouvelable produite localement : panneaux solaires, barrages ou éoliennes des hauts de la ville. L’eau du lac alimente le réseau de chauffage et de refroidissement à distance.

Consommer local ne se limite pas à la production énergétique. C’est aussi le tissu économique ultra-local qui s’est renforcé: les entreprises se soutiennent, les Lausannois·e·s se fournissent chez des producteurs·trices locaux·cales respectueux·euses de l’environnement.

L’économie de partage, la réutilisation et le recyclage sont devenus une évidence. L’économie circulaire a, quant à elle, drastiquement contribué à réduire la quantité de pollution et de déchets. La pollution de l’air n’est plus qu’un lointain souvenir, puisque le trafic motorisé est réduit au minimum.

Lausanne respire.

1.1 ÉNERGIES VERTES

Agir sur la production et la consommation énergétique est une clé pour sortir de la crise climatique. Cette transition énergétique vers plus de responsabilité est une formidable opportunité pour la Ville de Lausanne, car elle permettra de créer des emplois durables et locaux, d’améliorer la qualité des bâtiments, de préserver la qualité de l’air que nous respirons et de mieux allouer les ressources financières de la Ville. Parce que les Services Industriels de Lausanne (SIL) ont une position solide dans le marché de l’énergie, améliorer la production est un outil tangible pour la Ville. Comme elle dispose actuellement en plus d’infrastructures de qualité, elle peut également envisager sereinement leur extension.

DURANT CETTE LÉGISLATURE, LES VERT·E·S S’ENGAGENT À TOUT FAIRE POUR:

  • Viser l’objectif d’une ville et d’une agglomération autonomes, voire productrices nettes d’énergies thermique et électrique, par une réduction de la consommation, le développement des nouvelles énergies renouvelables et les méthodes de stockage à diverses échelles.
  • Encourager l’abandon du gaz fossile en le remplaçant par un réseau de chauffage à distance couvrant une part beaucoup plus importante du territoire lausannois.
  • Poursuivre les investissements dans le solaire photovoltaïque et mettre en place de nouveaux modèles de soutien permettant l’investissement citoyen dans la production solaire ou éolienne.
  • Développer le solaire thermique pour les bâtiments publics et privés.
  • Créer une centrale de biométhanisation dans la région lausannoise.

1.2 ÉCONOMIES D’ÉNERGIE

Avant de produire mieux, il est plus utile de consommer moins! L’énergie est un bien précieux que nos systèmes de distribution nous forcent encore trop souvent à gaspiller. Pourtant, des mesures d’économie efficaces augmentent la qualité de vie en réduisant la consommation et les coûts pour les ménages. Les Vert·e·s soutiennent des mesures urgentes comme l’isolation des bâtiments, l’électrification des services actuellement carbonés et la mise en réseau des sources et des consommateurs d’énergie qui doivent permettre à Lausanne d’effectuer sa transition énergétique. Les Vert·e·s veulent mener cette politique urgente et indispensable de manière souple, sans sacrifier ni le confort des Lausannois·es, ni l’activité économique locale.

DURANT CETTE LÉGISLATURE, LES VERT·E·S S’ENGAGENT À TOUT FAIRE POUR:

  • Assainir énergétiquement l’ensemble du parc immobilier lausannois.
  • Renforcer substantiellement les mesures promouvant les économies d’énergie et l’efficience énergétique des bâtiments de la Ville.
  • Intégrer dans le nouveau plan directeur et dans le plan d’affectation communal (PACom) des exigences énergétiques fortes pour les bâtiments rénovés et exiger que les nouveaux bâtiments produisent plus d’énergie qu’ils n’en consomment.
  • Encourager fortement l’assainissement des bâtiments privés en créant notamment un fonds de préfinancement d’études d’assainissement énergétique afin d’inciter les propriétaires à accélérer le tempo des rénovations.
  • Étendre les moyens du programme Equiwatt pour conseiller et encourager les privé·e·s sur les économies d’énergie possibles.
  • Lancer un deuxième « Plan lumière » fortement orienté sur la diminution et la modulation de l’intensité de l’éclairage public.
  • Renforcer l’économie circulaire en lançant un programme d’écologie industrielle et en tirant profit de la proximité géographique entre entités productrices et utilisateurs·trices de chaleur.
  • Intensifier les collaborations avec les hautes écoles, les start-ups et entreprises locales innovantes pour tester, puis mettre en place, des mesures technologiques de décarbonation, d’économie ainsi que de gestion et stockage d’énergie.
  • Diversifier les sources de revenu des SIL en proposant des produits et des services qui favorisent les économies d’énergie.
  • Limiter l’utilisation de l’eau pour le nettoyage du domaine public et inciter les habitant·e·s, l’Administration et l’industrie à économiser et à recycler l’eau.

1.3 MOBILITÉ PROPRE

Bruit, pollution, participation au réchauffement climatique : la mobilité individuelle motorisée, hors vélo électriques, fait partie du siècle passé et n’a plus sa place dans une ville moderne. Il s’agit d’un des plus gros potentiels de progression vers la neutralité carbone en 2030 et nous devons le saisir dès à présent. La ville doit être repensée pour donner la priorité, voire l’exclusivité au centre-ville, à la mobilité active (piéton·ne·s, cyclistes, etc.) et aux transports publics. Les zones dédiées aux transports individuels motorisés thermiques (voitures, motos, camionnettes, etc.) doivent devenir une exception au centre-ville.

DURANT CETTE LÉGISLATURE, LES VERT·E·S S’ENGAGENT À TOUT FAIRE POUR:

  • Rendre les transports individuels motorisés une exception au centre-ville et décourager drastiquement leur utilisation dans tout le reste de la ville.
  • Limiter au strict minimum le trafic automobile au centre-ville, à 30 km/h et avec des sens uniques lorsqu’il est indispensable.
  • Réduire drastiquement le trafic automobile de transit en organisant le réseau routier de manière à le décourager.
  • Interdire la circulation des véhicules individuels à moteur thermique pendant les canicules.
  • Viser l’électrification à 100% des véhicules communaux ainsi que les véhicules de transport publics sur territoire communal et des taxis.
  • Accélérer le report modal et technologique des habitant·e·s en récompensant l’abandon d’un véhicule individuel motorisé avec l’offre, par exemple, d’un espace de plantage de la surface d’une place de parc.
  • Multiplier les zones de rencontres et les zones piétonnes.
  • Valoriser les itinéraires pédestres en ville, par exemple au moyen de panneaux de signalisation piétons ainsi qu’en améliorant la qualité des cheminements (verdure, bancs, traverses, points d’eau, etc.).
  • Réaliser une galerie piétonne entre les gares de Lausanne et du Flon.
  • Réduire les feux aux passages piétons en donnant quasi-systématiquement la priorité aux piéton·ne·s. Pour les feux qui doivent absolument subsister, réduire le temps d’attente aux passages piétons.
  • Augmenter la part modale du vélo en étendant le réseau de pistes, bandes et double sens cyclables sécurisés et signalés ainsi que les feux intelligents à l’ensemble de l’agglomération lausannoise.
  • Augmenter la subvention de la Ville au vélo, électrique ou non.
  • Étudier la possibilité de servitudes sur parcelles privées pour permettre un maillage fin de mobilité active (piéton·ne·s et cyclistes) dans les quartiers.
  • Supprimer un tiers des places de parc pour voitures en surface et diminuer la taille d’une partie des places restantes, en fixant des objectifs annuels de réduction.
  • Prendre le contrôle, à la fin des concessions, des parkings souterrains principaux du centre-ville.
  • Inciter les propriétaires privés à intégrer des parcs à vélos sécurisés dans chaque immeuble locatif ou de bureaux.
  • Accompagner les grands projets de transports en commun de l’agglomération (tram, m3, Léman 2030) en faisant valoir les intérêt de Lausanne au sein des groupes de pilotage avec le Canton et les communes concernées.
  • Renforcer ces grands projets pour assurer une meilleure couverture du territoire, pour augmenter le niveau de disponibilité sur les axes clés et pour améliorer l’accessibilité de la ville en transports publics.
  • Réaliser les lignes de bus à haut niveau de service (BHNS) en site propre pour l’axe est-ouest de l’agglomération (en particulier : direction Borde, Galicien, Pully, etc.)
  • Densifier le réseau de transport public dans les nouveaux quartiers ainsi que l’accès aux zones de loisirs (ex : Chalet-à-Gobet, Sauvabelin) dans toute l’agglomération.
  • Favoriser les liaisons ferroviaires rapides de jour et de nuit avec les grandes villes européennes.

1.4 FINANCES DURABLES

Les finances publiques doivent être gérées dans le but de préserver les intérêts des générations futures et des conditions de vie de l’humain sur terre : l’environnement. Les investissements doivent être évalués par rapport à leurs impacts sociétaux et environnementaux stricts. La transformation énergétique et la transition vers une société plus équitable doivent être des facteurs clés dans les décisions d’investissement. C’est à la fois responsable et rentable, puisque les investissements durables sont de plus en plus sûrs.

DURANT CETTE LÉGISLATURE, LES VERT·E·S S’ENGAGENT À TOUT FAIRE POUR:

  • Décarboner sans délai les investissements financiers de la Ville et de sa caisse de pension.
  • Agir auprès de la caisse de pension et des entreprises gérées ou soutenues par la Ville pour qu’elles désinvestissent d’ici 2025 de toute énergie fossile et investissent localement et durablement.
  • Inviter les partenaires privés ou publics de la Ville à adopter des engagements identiques.
  • Planifier les finances de la Ville à long terme en gardant les marges pour investir aujourd’hui en faveur d’économie d’énergie, d’énergies renouvelables, de transports publics, d’infrastructures (notamment crèches et écoles) et de logements durables et abordables.
  • Évaluer tout investissement quant à sa durabilité et supprimer les subventions (au sens large) dommageables pour la biodiversité et le climat.
  • Enrichir les critères d’adjudication de la Ville par des critères de développement durable et social et leur donner plus de poids.
  • Conserver ou reprendre en mains publiques les tâches régaliennes, les monopoles publics et les réseaux de distribution.
  • Améliorer la transparence sur le budget, les comptes et les subventions directes et indirectes, y compris dans les sociétés privées en mains de la Ville.

1.5 LUTTE CONTRE LES POLLUTIONS

Les Vert·e·s veulent réduire à la source les pollutions qui impactent l’environnement et la santé des Lausannois·es. Dans ce cadre, la diminution du bruit et la qualité de l’air sont des priorités absolues, notamment en réduisant et en ralentissant le trafic motorisé individuel en ville, mais aussi en fermant à moyen terme l’aéroport de la Blécherette. Dans une société qui promeut la surconsommation de biens, nous devons également nous assurer de la protection de l’eau (particulièrement l’eau potable) et mener la lutte contre les perturbateurs endocriniens, contre la pollution lumineuse, électromagnétique et visuelle ainsi que contre la dispersion des déchets (littering) et des microparticules de plastique.

DURANT CETTE LÉGISLATURE, LES VERT·E·S S’ENGAGENT À TOUT FAIRE POUR:

  • Diminuer drastiquement le trafic polluant en ville et lutter contre les véhicules, particulièrement bruyants, spécifiquement en multipliant les “radars de bruit”.
  • Démultiplier les pôles de filtration de l’air avec l’augmentation des espaces verts urbains.
  • À très court terme, réduire les vols d’aéronefs à l’aéroport de la Blécherette. À moyen terme: fermer l’aéroport de la Blécherette.
  • Limiter l’usage de souffleuses, tondeuses et débroussailleuses et encourager la tonte de prairies par les moutons et la fauche manuelle, y compris chez les privé·e·s.
  • Mieux protéger les sources et nappes phréatiques contre la pollution, surtout des produits phytosanitaires, d’engrais et d’hydrocarbures par des restrictions d’usage dans les bassins d’alimentation.
  • Prévenir la pollution de l’eau, particulièrement par des micropolluants et microplastiques, au niveau des industries, des hôpitaux, des EMS, de l’agriculture, du domaine public et des particulier·ère·s en les avertissant des causes et des moyens de l’éviter.
  • Informer les parents de jeunes enfants et les professionnel·le·es de l’enfance des risques et effets des perturbateurs endocriniens. Les bannir des bâtiments et institutions soutenus ou subventionnés par la Ville ou lui appartenant, particulièrement les crèches.
  • Mettre en place des moyens de contrôle et de préservation de la qualité de l’eau du lac.
  • Lutter contre la prolifération des ondes, antennes et l’augmentation de leur intensité (notamment 5G).
  • Diminuer l’emprise de la publicité commerciale dans les espaces publics et l’interdire pour certaines thématiques (publicités sexistes, industries polluantes ou industries portant atteinte à notre santé ou à celle des animaux). Interdire les écrans publicitaires à proximité des écoles, limiter leur usage et les intégrer dans la politique de minimisation de l’éclairage urbain.
  • Lutter contre la pollution lumineuse. Éviter tout éclairage (public et privé) superflu. Encourager les commerçant·e·s lausannois·e·s à minimiser leur présence lumineuse nocturne.

1.6 RÉDUCTION DES DÉCHETS

Une politique zéro déchet doit être menée activement. En premier lieu, la production de déchets doit être réduite à la source, notamment en agissant fortement sur les produits à usage unique. En second lieu, la réutilisation, la remise à neuf, le recyclage, voire la revalorisation des matières premières, doivent être encouragés. La Ville dispose d’une grande marge de manœuvre pour appliquer une politique zéro déchet, centrée sur la réutilisation plutôt que la destruction. Objectif: économiser un maximum de matières premières et éviter de puiser dans les ressources naturelles limitées de notre planète.

DURANT CETTE LÉGISLATURE, LES VERT·E·S S’ENGAGENT À TOUT FAIRE POUR:

  • Appliquer une politique zéro déchet pour les manifestations organisées et soutenues par la Ville, les food trucks, marchés et autres ventes à emporter et établissements de la Ville en interdisant, entre autres, l’utilisation de vaisselle plastique à usage unique.
  • Favoriser la réutilisation des emballages, notamment en verre, par exemple par la création d’un programme de consignes du verre au niveau de l’agglomération ou la mise à disposition de matériel permettant leur lavage.
  • Soutenir et promouvoir des solutions réduisant le gaspillage de nourriture en collaboration avec les commerces de bouche et les établissements publics.
  • Permettre de valoriser les invendus.
  • Encourager les commerces zéro déchet.
  • Inciter les grandes enseignes à minimiser leurs déchets et le suremballage. Rendre obligatoire la reprise du plastique ramené par les consommateurs·trices.
  • Favoriser la réutilisation et la réparation d’objets (meubles, électroménager, objets en plastique…).
  • Favoriser l’upcycling (= revalorisation et réutilisation d’objets ayant déjà servi), de matériaux notamment dans les déchetteries en systématisant l’installation de ressourceries.
  • Soutenir et valoriser tout le secteur local qui œuvre à l’upcycling (commerces de seconde main, repair cafés, bourses de partage, mais aussi artisan·e·s, cordonniers·ières, couturiers·ières, mécaniciens·ciennes, etc.).
  • Encourager le compostage avec réemploi du compost et autres déchets organiques (jardinage, drêches de brasserie, etc.) dans les quartiers, jardins et potagers.
  • Valoriser les déchets organiques en biogaz avec la création d’une centrale dans la région lausannoise ou de mini centrales de biogaz dans chaque quartier.
  • Améliorer le tri dans l’espace public, les ménages privés ainsi que dans les entreprises et commerces en installant des points de collecte pour la majorité des types de déchets recyclables à moins de 5 minutes de marche les uns des autres.
  • Récupérer et réutiliser les ressources qui se retrouvent dans les eaux usées (ex.: phosphate) et les déchets incinérés (ex.: métaux) en collaboration avec les autres communes de l’agglomération.
  • Lutter contre le littering en valorisant le respect et la propreté des lieux publics ainsi qu’en informant sur la toxicité des mégots et la problématique des microplastiques. En parallèle, appliquer les possibilités des amendes d’ordre.
  • Développer un service gratuit de ramassage des déchets volumineux sur demande pour les personnes non motorisées, pour éviter les dépôts à proximité des poubelles.
  • Favoriser et encourager la réutilisation d’éléments de construction et équipements techniques lors de la démolition de bâtiments.
  • Intégrer dans les marchés publics passés par la Ville des critères permettant d’assurer que les entreprises gèrent au mieux le cycle de vie des matériaux.

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